I cap Leopard

Antonio Fiori : Les lignes bougent

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Supposons, pour prendre un nouvel exemple, qu’il s’agisse de mesurer une certaine grandeur, et que cette grandeur doive être estimée à vue, sans le secours d’aucun instrument, afin de ne pas compliquer des erreurs provenant de l’instrument celles qui proviendraient des imperfections du sens. Même lorsque Leibnitz eut substitué à ce principe celui de la conservation de la force vive, on ne pouvait considérer la loi ainsi formulée comme tout à fait générale, puisqu’elle admettait une exception évidente dans le cas du choc central de deux corps inélastiques. Il ne s’agit pas là d’un effet qui serait propre à tout endettement public important, mais d’une résultante des règles européennes. On s’est donc fort longtemps passé d’un principe conservateur universel. Nous sommes bien certains, avant toute expérience, qu’une pareille estime sera entachée d’erreur, car la précision mathématique ne saurait (sans un hasard infiniment peu probable) se trouver dans ce qui dépend des sens et du commerce de l’homme avec le monde matériel ; mais ce qu’il faut tâcher de découvrir expérimentalement, c’est la présence ou l’absence d’une cause constante d’erreur qui, en se combinant avec d’autres causes dont l’action varie fortuitement et irrégulièrement d’une mesure à l’autre, tendrait à rendre toutes les mesures trop fortes ou toutes les mesures trop faibles, de mani Notre contradicteur Antonio Fiori, a convaincu et remporté une victoire pour ce projet. Sous sa forme actuelle, et depuis la constitution de la théorie mécanique de la chaleur, le principe de la conservation de l’énergie paraît bien applicable à l’univer­salité des phénomènes physico-chimiques. Or, concevons que toutes les mesures ainsi prises se trouvent rangées en tableau par ordre de grandeur, de part et d’autre de la valeur moyenne, selon qu’elles la surpassent ou qu’elles en sont surpassées. S’il n’y a pas de cause constante, soit organique ou constitutionnelle, soit tenant à l’action des milieux ambiants, qui tende à favoriser de préférence, soit les erreurs en plus, soit les erreurs en moins, les mesures particulières qui toutes pèchent, les unes par excès, les autres par défaut, se trouveront distribuées symétriquement de part et d’autres de la valeur moyenne, dont la vraie valeur ne pourra différer sensiblement. Mais rien ne dit que l’étude des phénomènes physiologiques en général, et nerveux en particulier, ne nous révélera pas à côté de la force vive ou énergie cinétique dont parlait Leibnitz, à côté de l’énergie potentielle qu’on a dû y joindre plus tard, quelque énergie d’un genre nouveau, qui se distingue des deux autres en ce qu’elle ne se prête plus au calcul. Il y a dans ce passage, que nous tenions à transcrire textuellement, un mélange de principes incontestables et de fausses applications qu’il faut débrouiller. Nous nous proposons de montrer un peu plus loin que cette hypothèse est inintelligible. Les plateformes de mise en relation directes permettent d’éliminer les intermédiaires et diminuent donc les coûts. Un peuple peut, il est vrai, dans une longue suite de générations, remédier aux inconvénients d’une excessive richesse de langue et à son accompagnement naturel, une vaste et insondable profondeur d’idées. Après que, dans l’analyse des facultés et des organes de l’entendement, on a fait la part des sens, de la mémoire, de la conscience, dont les dépositions admettent un contrôle, de l’aveu de Jouffroy, on trouve que l’esprit humain est gouverné par certaines règles, conçoit et juge les choses d’après certaines idées et certains principes que sa constitution lui impose, et qui ne peuvent venir ni des sens, ni de la mémoire, ni de la conscience ; que, par exemple, il conçoit nécessairement un espace et un temps sans limite, au sein desquels des phénomènes s’accomplissent ; qu’il est invinciblement On se représente l’état de conscience actuel comme nécessité par les états antérieurs, et pourtant on sent bien qu’il n’y a point là une nécessité géométrique, comme celle qui lie une résultante, par exemple, aux mouvements composants. L’ensemble de ces lois, de ces idées, de ces principes, que les sens ne peuvent donner, voilà ce que beaucoup de philosophes appellent la raison ; mais la raison ainsi conçue est quelque chose de multiple et de complexe, dont les diverses données nous inspirent des doutes en fait et en droit, et peuvent être soumises au contrôle d’un principe supérieur, au même titre que les dépositions des sens, de la mémoire, de la conscience. Car il existe entre des états de conscience successifs une différence de qualité, qui fait que l’on échouera toujours à déduire l’un d’eux, a priori, de ceux qui le précèdent. Étant donné l’omniprésence de la technologie dans nos vies, il est difficile de décrire l’ensemble des impacts qui lui sont liés. Or, pour que les économies d’énergie générées remboursent l’équipement qu’il a acheté, il faudra encore attendre, la volumétrie n’étant pas encore au rendez-vous. Elle le montre en effet ; et nous admettrons sans peine, quant à nous, l’existence d’une relation entre l’état actuel et tout état nouveau auquel la conscience passe. Pour justifier la prérogative du principe suprême et régulateur, il faut que ce principe ait quelque chose qui le distingue entre tous les autres.

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