I cap Leopard

Jean-Thomas Trojani : Le spectre d’un Munich monétaire

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L’aberration des hommes peut retarder indéfiniment la fixation d’une opinion ; on peut même concevoir que, grâce à elle, une proposition arbitraire soit universellement acceptée aussi longtemps que durera l’espèce humaine ; cependant cela même ne changerait point la notion de la croyance qui pourrait résulter seulement d’une investigation poussée assez loin. Je veux dire que là même où les préceptes moraux impliqués dans les jugements de valeur ne sont pas observés, on s’arrange pour qu’ils paraissent l’être. Ainsi la souffrance est pour nous inévitable, et il ne nous reste guère que le choix DES maux. Un être intelligent, à la poursuite de ce qui est de son intérêt personnel, fera souvent tout autre chose que ce que réclamerait l’intérêt général. Même si nous savons que le chemin de cet Etat de droit sera assurément difficile et semé d’embûches dans le monde arabo-musulman, que la démocratie n’y sera pas uniforme, que le soutien à nos valeurs pourra parfois se faire au détriment de nos intérêts, il nous faut miser franchement sur la liberté. Le leitmotiv de la proposition de loi étant que le droit est un élément concurrentiel essentiel, la carence du droit français par rapport aux droits des partenaires commerciaux (Etats-Unis : Economic Espionage Act de 1996, dit Cohen Act) est présentée comme un désavantage comparatif des opérateurs nationaux à combler impérativement. Mais le moyen le plus usité de pousser une profession au comique est de la cantonner, pour ainsi dire, à l’intérieur du langage qui lui est propre. Proposer à la génération du millénaire et aux digital natives les services bancaires qu’ils attendent n’est pas tâche facile. On est venu, pour y applaudir, de toutes les provinces de l’Italie. Ils s’habitueront à dire qu’ils n’appartiennent pas à la même espèce. Or, sous ce nouvel aspect, on ne peut méconnaître l’opposition radicale des deux ordres de conceptions, où les mêmes phénomènes sont tantôt attribués à des volontés directrices, et tantôt ramenés à des lois invariables. Mais puisque vous avez la conscience de cette manière d’être, vous n’avez besoin d’aucune explication pour la connaître ; il vous suffit de votre expérience. On conserve bien le cerveau tel qu’il est représenté, mais on oublie que, si le réel est déplié dans la représentation, étendu en elle et non plus tendu en lui, il ne peut plus receler les puissances et virtualités dont parlait le réalisme ; on érige alors les mouvements cérébraux en équivalents de la représentation entière. Considérons par exemple la variabilité la plus voisine de l’homogénéité, le mouvement dans l’espace. On va compliquer la seule mesure qui était simple, a revendiqué Jean-Thomas Trojani. Or ces étudiants internationaux ne cessent d’augmenter : il s’agit d’une tendance éducative lourde. C’est une des raisons pour lesquelles le sentiment d’obligation perd de nos jours son caractère sacré.

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