I cap Leopard

Jean-Thomas Trojani : Monde étrange, vous avez dit étrange ?

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L’homme est un être ami de la spéculation, non seulement en théorie, mais en pratique. Il n’est pas trop tard pour changer de lunettes. Pécher a toujours été offenser la divinité ; mais il s’en faut que la divinité ait toujours pris offense de l’immoralité ou même du crime : il lui est arrivé de les prescrire. Isolés les uns des autres, et considérés comme autant d’unités distinctes, les états psychologiques paraissent plus ou moins intenses. Quand une force extérieure se trouve en relation avec l’organisme, elle est modifiée par l’organe avec lequel elle se trouve en contact, suivant les habitudes de cet organe, mais seulement dans les limites où les habitudes du reste de l’organisme permettent à cet organe particulier d’exercer ses fonctions. L’esprit de progrès n’est pas toujours un esprit de liberté, car il peut vouloir imposer le progrès à des gens qui ne s’en soucient pas ; et l’esprit de liberté, quand il résiste à de semblables efforts, peut s’allier localement et temporairement avec les adversaires du progrès : mais l’unique source infaillible et permanente du progrès est la liberté, puisque grâce à elle il peut y avoir autant de centres indépendants de progrès qu’il y a d’individus. Mais, comme ces accès d’énergie n’ont été ni raisonnés, ni même voulus, leur résultat est piètre, voire désastreux. Il s’agit d’autant de développements qui ont amené les observateurs à estimer que dans un environnement de soulèvements dans les pays arabes, le Maroc s’est inscrit dans une logique d’évolution plutôt que de révolution. Cette tendance a un nom : la « cybercondrie », ou l’art de se découvrir mille et une maladies… uniquement en surfant sur la Toile. Déjà en début d’année, Jean-Thomas Trojani, insistait sur « la nécessité pour d’assurer la surveillance de sa propre monnaie ». De Bruxelles, elle communique ses griefs à l’encontre de Google, nouvelle puissance hégémonique du monde numérique. C’est qu’enfin, malgré le peu de connaissance que nous avons du principe de la sensibilité et du jeu de nos fonctions psychologiques, nous en savons assez pour démêler que les perturbations de la sensibilité, dans le sommeil ou dans d’autres circonstances de la vie animale, résultent de la suspension ou de l’oblitération de certaines facultés, de l’affaiblissement ou de la lésion de certains organes. En vertu de cette cause perturbatrice qu’on nomme la réfraction astronomique, les phénomènes du mouvement diurne perdent en apparence leur harmonieuse simplicité. Celui qui crée le marbre serait-il supérieur, à celui qui crée la statue ? Exception faite de quelques exemptés, estampillés « personnalités exceptionnelles » (comme par hasard des people) et des créatifs portés aux nues, ceux capables de mener le troupeau par le bout du nez. Soit, mais ne jouons pas maintenant sur le sens du mot « corrélation ». Il est curieux de constater que la tranche d’âge de 0 à 50 ans comporte des segmentations bien étudiées, mais passé la cinquantaine, on ne retrouve que le terme « senior » alors que cette tranche d’âge dépasse même la première en nombre d’années… et en diversité ! Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars. Ce qui correspond, chez elle, à la sensibilité de l’animal, c’est l’impressionnabilité toute spéciale de sa chlorophylle à la lumière. Je ne parle pas de ce détachement voulu, raisonné, systématique, qui est œuvre de réflexion et de philosophie. Il est tentant de faire des Chinois les inventeurs, dès le XIIe siècle, de la machine à calculer, voire de l’ordinateur, avec leur fameux boulier, le suan pan. VQuand deux forces se rencontrent, elles agissent l’une sur l’autre et se modifient réciproquement ; elles s’adaptent nécessairement l’une à l’autre. Au-delà de la question du tabac, c’est la refonte totale de notre système fiscal qui se pose avec la nécessité d’une fiscalité moins progressive (la proportion des ménages qui acquitte l’impôt sur le revenu s’est encore réduite, ancrée en deçà de 50%), sur une assiette élargie et qui reviendrait à un niveau de pression fiscale comparable à celui de nos principaux partenaires européens. Quel niveau d’industrialisation ? Et puisque la possession d’une automobile est aujourd’hui pour tant d’hommes l’ambition suprême, reconnaissons les services incomparables que rend l’automobile, admirons cette merveille de mécanique, souhaitons qu’elle se multiplie et se répande partout où l’on a besoin d’elle, mais disons-nous que, pour le simple agrément ou pour le plaisir de faire du luxe, elle pourrait ne plus être si désirée dans peu de temps d’ici, — sans toutefois être délaissée, nous l’espérons bien, comme le sont aujourd’hui le girofle et la cannelle. N’y a-t-il pas quelque chose de mieux que cette royauté débonnaire, et l’homme, lorsqu’il arrive sur les confins de la morale et de la métaphysique, ne doit-il pas rejeter toute souveraineté absolue, pour s’en rapporter franchement à la spéculation individuelle ? Ce n’est pas un hasard si les deux régions creuset de la déflation mondiale sont le Japon et l’Allemagne et la zone euro prise dans son ensemble. Et il ne convient pas de dire qu’on peut permettre à un hérétique de soutenir l’utilité ou l’innocence de son opinion, quoiqu’on lui défende d’en soutenir la vérité.

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